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Rien ne vaut ces petites pépites que j’aime à regarder tard le soir. Et, il y a des films qui, lorsqu’on les a vu une fois, restent de manière indélébile dans la mémoire.

Au hasard de mes zappings d’après-soirée, je tombe sur la chaine Numéro 23 qui diffuse « Mémoires d’une geisha » qui, contrairement à ce que l’intitulé présuppose, est un film américain réalisé par Rob Marshall, sorti en 2005. Il est l’adaptation du non moins E.X.C.E.L.L.E.N.T roman américain « Geisha » d’Arthur Golden que j’avais tout autant adoré.

Vu et revu… je n’ai pas hésité une seconde à le revoir de nouveau.

Le sinopsis: 

« Mémoires de geisha » raconte l’histoire d’une petite fille de 9ans, ChiYo, qui est vendue avec sa soeur Satsu par leur père, un pêcheur pauvre et malade, à une maison de geisha (okiya). A travers les yeux couleur de lune de cette petite fille, on découvre l’histoire du Japon des années 30, quelques années avant la Seconde Guerre Mondiale. On rentre dans l’intimité initiatique de cet univers feutré, rempli de volupté, de délicatesse et … de tissus. Cette sobriété dans les démonstrations de sentiments et d’impressions, sans trop grandes effusions, parfois de non-dits, fait toute la beauté de ce film qui, indéniablement, est une perle de beauté cinématographique.

Cette petite fille, triste d’avoir perdu sa soeur et qui ,à 12 ans, fait la rencontre d’un bel

premiere rencontre

inconnu sur le pont d’Okiyama, va rêver de devenir geisha car son sauveur, le Président (Ken Watanabe) est escorté de 2 geishas qui représentent pour la jeune fille le summum de la beauté féminine. Elle fait secrètement le voeu qu’elle, aussi, deviendra une geisha afin de conquérir cet homme.

Une fois grande, ChiYo, devenue, Sayuri (Zhang Ziyi) est la plus grande et la plus séduisante de toutes les geishas. Aidée de sa « tutrice » Mamahé (Michelle Yeoh), elle met tous les hommes à ses pieds sauf celui qui hante ses rêves les plus secrets. Elle l’aime désespérément d’autant qu’elle le côtoie souvent. Mais, dans son monde de geishas, elle n’a pas le droit d’aimer. Elle doit faire briller les hommes dont elle assure la compagnie en société. Entre la guerre qui se prépare et les rivalités avec Hatsumomo qu’elle chasse du trône de la plus belle des geishas, Sayuri tente de survivre en parallèle de celui qu’elle aime.

les 3 plus grandes geishas


Les se
ntiments à fleur de peau, la palette d’émotions qui se dégage des protagonistes, la façon de filmer ces personnages qui deviennent attachants, font de certaines scènes de ce long métrage un grand moment de poésie. Et, la musique est sublime de tendresse.

danse de Sayuri

Le mythe de la geisha est exploré avec finesse et l’on découvre en elle, à travers un parcours initiatique semé des embuches de la vie, l’artiste à multiples facettes qu’elle se devait d’être afin de n’être pas considérée comme une simple courtisane ou prise pour une prostituée. 

Bref, tout dans ce film est magie et on y assiste, spectateur inquisiteur, curieux de partager cet univers unique, méconnu du grand public. On y découvre et aime les cérémonies du thé, les envolées de tissus nouant par lais entiers la multiple de tissus chamarrés nécessaire à la composition d’un kimono de geisha. Les traditions japonaises sont survolés mais toutes  présentes, jusqu’à la fête du cerisier au printemps.

Si ce film a fait débat à sa sortie car Japonais et Chinois ont décrié le fait que le rôle principal soit dévolu à Zhang Ziyi, chinoise de naissance qui interprète un personnage japonais et qui plus est, une geisha, il m’est plaisant de constater que cette vaine polémique est rapidement morte dans l’oeuf.

Par ailleurs, on ne peut mettre sur la touche que le film est mis en scène et réalisé par un cinéaste américain qui nous propose le mythe de la geisha avec une vision très hollywoodienne, appuyé par une reconstitution en studios du Japon de l’époque. 

Ma phrase du film:

Sayutri au Président:  » Chacun des pas que j’ai fait, depuis que je vous ai vu sur ce pont, n’avaient d’autre but que de me rapprocher de vous! « 

cerisier