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Ce titre peut paraitre totalement insignifiant en ce moment mais c’est mon état d’esprit actuel et cela pour plusieurs points. 

[[[[[[[[[ Attention : Article fleuve. Vous serez prévenu(e)s !!! ]]]]]]]]]

Commençons par le déclic : Je vous avais annoncé il y a quelques semaines mon inscription pour passer le CAP Métiers de la Mode – Vêtement flou en Juin 2016. En autodidacte, c’est-à-dire totalement seule face une masse de travail à abattre (à en croire le référentiel d’examen). Mais, on se rend compte de la richesse de l’apprentissage car, parmi la montagne de choses à savoir, il y a l’histoire de la mode féminine depuis l’antiquité, la connaissance des textiles, leur conception et leur utilisationle dessin de mode avec la connaissance de l’anatomie humaine, des différentes morphologies. Bref si avec cela tu ne te passionnes pas un minimum pour la mode : passe ton chemin. Oui, oui… c’est mon avis !

Il est vrai qu’un peu plus jeune, je voulais en savoir un peu plus et j’étais devenue accro à l’émission Habillées pour : un documentaire mode présenté par Mademoiselle Agnès, la Madame Mode de Canal Plus qui sillonnait tous les défilés pendant les différentes Fashion Week de Paris, Londres, Milan et New-York avec son acolyte de l’époque, Loic Prigent. D’ailleurs, le nom du Monsieur est à retenir car il a signé de nombreux et excellents documentaires sur la mode et sait de quoi il parle. Forcément.

Depuis, la mode a été un sujet que j’ai suivi de loin (en prenant de l’âge, en fait) même si je me suis retrouvée maintes fois devant Project Runway et sa version française Projet Fashion qui voit se confronter une quinzaine de designers en herbe jusqu’au dernier qui gagne des sous pour monter son projet couture, aidé de spécialistes reconnus. 

Sans oublier la première saison de Cousu Main de M6 et que Sex ans the city sachant que la garde-robe de Carrie Bradshaw n’a plus aucun secret pour moi. J’ai appris qui étaient Jimmy Choo et Manolo Blahnik.

Mais il y a peu, (pour mon mariage! en fait), j’ai cousu les serviettes des invités et autres menus détails puis j’ai fait l’acquisition d’une machine à coudre plus performante et à partir de là, réalisé vêtements et autres cousettes. 

Depuis Septembre dernier, de façon totalement induite quand j’ai décidé de passer le CAP Couture, la mode est devenue une obsession (petite obsession, mais obsession quand même). J’observe tout ce qui est en rapport de près ou de loin avec la mode et ce dans les moindres détails. Tout autour de moi. Quelques exemples ?

En ce moment, je suis fan et regarde beaucoup de period drama comme Downtown AbbeyBienvenue au Paradis ou M. Selfridge qui se déroulent au début du 20èmesiècle. Les costumes y sont sublimes, les parures élégantes. J’adore ! 

Par escalade, je cherche à comprendre comment les costumiers de films d’époque travaillent sur ce type de projet… donc forcément tu emmagasines les livres d’histoire de la mode, les livre d’histoire tout court pour essayer de comprendre l’évolution de la mode, des techniques à toujours rapprocher du contexte historique. Et de fil en aiguilles, on perçoit les différentes sensibilités de chaque époque et leurs impacts (bons ou moins bons) sur le vêtement.

Et puisque je suis arrivée au bout des livres présents au rayon mode de la médiathèque de ma petite ville, je me suis retournée vers Internet qui reste quand même une fenêtre ouverte très grand sur le monde de la connaissance ( rooooooooooooo, c’est beau !). On y a accès à l’info à condition de s’armer de patience et de trouver les bons mots pour accéder à ce que l’on souhaite savoir. Dans un premier temps on survole, on prend des notes, beaucoup de notes, puis on s’attarde sur les détails.

Mes recherches actuelles ont principalement porté sur 2 points essentiels du référentiel :

  • le dessin de mode
  • l’évolution de la mode féminine dans le temps

Et là, je dis, merci Internet qui regorge de documentaires liés à la mode. Nul besoin d’être abonné(e) à des revues mode (qui pour moi renferment davantage de pub que de sujets de fonds), les sites Internet desdits magazines suffisent pour noter les tendances, les différents mouvements qui secouent le monde très fermé de la mode et encore plus, celui de la haute couture.

Maintenant que j’ai des pages entières noircies de mes recherches, je dois prendre le temps de parcourir un à un les éléments retenus.

De tout cela, un site en particulier a attiré mon attention : celui de Vogue, sur lequel j’ai trouvé la liste des 20 documentaires sur la mode à voir absolument.

Parmi eux, j’ai retenu la liste suivante mais uniquement par affinité avec la vision de la mode proposée : 

  • Signé Chanel (2005)
  • Lagerfeld Confidential (2007) 
  • Marc Jacobs & Louis Vuitton (2007)
  • Valentino, le dernier empereur (2008) 
  • The September issue (2009) 
  • L’amour fou (2010)
  • Mademoiselle C (2013)
  • Dior et moi (2014)

La vision de la mode que je recherche est apprendre sur le génie créatif des créateurs; savoir d’où leurs viennent leurs inspirations et comment celles-ci se traduisent du croquis jusqu’ au catwalk. 

En écrivant cela, je me rends compte que ce que j’aime de la mode c’est moins le côté « sunlights des défilés » que tout le processus de création qui amène au défilé. Car finalement tout le travail est bien celui qui est fait en amont. Les esquisses dessinées, les modèles finalisés, la recherche des formes, des textiles, les assemblages de tissus, de formes…la conception des chaussures… l’association des accessoires… les broderies…en somme, tout le travail artisanal. 

Je suis sensible au travail oublié de toutes ces petites mains qui, telle une fourmilière, abattent un travail de titan largement éclipsé par la lumières des podiums, par le crépitement des flashes et par les défilés très déshumanisés de mannequins de plus en plus maigres… Mais ça… c’est un autre débat. 

Je me retrouve davantage dans l’élégance des modèles proposés par Monsieur Karl Lagerfeld qui ,selon moi, est LE PAPE de la mode. Il me plait de contempler aussi la sobriété des collections d’Alexander Wang, d’Elie Saab ou de Stella Mc Cartney. Et si j’ai beaucoup admiré certaines collections de feu Alexander Mc Queen pour le côté décalé de sa vision fashion, très à contre-courant,  je n’ai jamais adhéré aux collections déjantées dessinées par John Galliano

La mode reste très subjective. On aime ou on n’aime pas mais elle a le mérite de provoquer un questionnement.