Mots-clefs

, , , ,

  • 4eme de couverture: 

Dans le célèbre Orgueil et préjugés de Jane Austen, après que la belle mais impertinente Elisabeth a refusé sa demande en mariage, Mr Darcy, déçu, irrité, s’explique longuement dans une missive, puis se met en retrait.

Et s’il existait une autre version selon laquelle Mr Darcy se montrait sous un jour nouveau ?

Si, profondément bouleversé, il entendait les conseils de son cousin, qui l’exhorte à l’action, et se déterminait à conquérir le cœur de la jeunes femmes? 

S’il redoublait d’efforts et de ruse pour faire changer Elisabeth d’avis? 

Cette histoire existe, et elle raconte comment Mr Darcy va prouver son amour à l’intrépide Miss Bennet…

  • Mon avis :
Pour qui me connait, il n’est plus nécessaire d’affirmer que je suis une fleur bleue indécrottable et qu’à ce titre, je demeure une fan inconditionnelle de Jane Austen. Orgueil et Préjugés est l’un de mes livres de chevet, avec Persuasion, Emma et Raisons et Sentiments. J’en connais aussi bien les livres (par cœur!) , que les différentes adaptations par téléfilms de la BBC (par cœur, aussi!) excellemment joués avec le non moins ténébreux et so british Coliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin Firth ( que j’adooooooooooooooooooore. On se remet les filles !) notamment.
v_orgueil_et_prejuges
Oui. Pour moi, Colin Firth est LE Mr Darcy par excellence et nul autre ne peut incarner à ce point ce personnage. Alors forcément, lorsque j’ai vu ce livre, inutile de vous dire qu’il a atterri dans mon panier en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Et, je suis assez contente de ce choix.
Je m’explique: il existe beaucoup de tentatives avortées de romances qui se veulent d’ascendance austenienne mais, qui malheureusement, ne sont pas à la hauteur de l’écriture de Jane Austen car leurs auteurs n’auront pas saisi la portée de l’histoire, la dualité des personnages ou encore le contexte de l’époque. Bref trop souvent, ça passe à coté et moi avec.
Cependant j’ai retrouvé l’esprit de Jane Austen dans ce livre teinté d’un érotisme très chaste, pourtant anachronique à l’histoire initiale mais pas anachronique à la nouveauté attendue dans ce roman. Parce que l’histoire, tout le monde la connait. Ce que je souhaitais découvrir pour ma part, c’est l’apport nouveau au roman de Jane Austen. Parce que, comme tout livre que je parcours et dont j’aime l’histoire, je veux ne pas me sentir frustrer par une fin trop rapide, ou parce que je voudrais que le livre continue pour en savoir davantage sur la suite de l’histoire,  l’évolution des personnages et plus clairement, avoir une fin romanesque digne de ce nom. (Pas une fin Bisounours tout de même !)
Et c’est ce que nous apporte ce livre. Une histoire dans l’histoire car l’on découvre un Mr Darcy éconduit mais très entreprenant, au risque de braver les convenances et cette retenue qui font tout son charme. On le prend en pitié car l’on connait la force de ses sentiments pour Élisabeth mais il est si gauche dans sa timidité que l’on aurait vraiment envie de jouer Cyrano pour lui souffler ses repliques à l’oreille. Ce que l’on veut finalement et absolument c’est que que son histoire d’amour passionnel avec Lizzy marche. Voilà le point de départ. Avec Orgueil et Préjugés en fil rouge, on apprécie mieux les prémisses de ce que l’on sent comme un revirement car la reconquête d’Élisabeth par Mr Darcy est la suite logique, et pour moi une suite rêvée d’Orgueil et Préjugés. On suit l’évolution des sentiments de cette dernière d’abord farouchement opposée à Mr Darcy mais qui va petit à petit s’ouvrir (sans jeu de mot graveleux) au jeu de l’amour, qui finalement lui est agréable.
Tantôt par Elisabeth Bennet, tantôt du point de vue de Mr Darcy, on suit la valse de sentiments entre ces deux personnages qui, sans relâche, se cherchent, se (re)trouvent pour s’éloigner encore plus de l’autre. Mais au final, n’est-ce pas le bon stratagème? « Fuis moi, je te suis; Suis-moi, je te fuis ». Car ce qu’il en ressort c’est que l’amour est tout et qu’il vaut le coup d’attendre. Une belle variation d’ d’Orgueil et Préjugés et j’apprécie car l’écriture est vive, le récit limpide et l’humour assez présent. L’amour aussi. Love is all, non ?
Un Amour qui va permettre la rencontre de deux êtres qui retrouvent en l’autre la moitié longtemps recherchée.
colin-firth-orgueil-prejuges_35