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  • 4ème de couverture:

«  Parfois le destin nous tend des perches. Moi, c’est des pièges qu’il me tend. Ma parade: ranger les rêves au placard. Terminés les envois aux maisons d’édition. Mon métier (prof) et mon homme (Marc) me suffisent largement. LARGEMENT. Un jour, Sophie Lechat reçoit la carte d’un réalisateur qui souhaite adapter son dernier manuscrit au cinéma. Elle commence par refuser: finis les faux espoirs. Mais quand Marc la quitte, elle se jette à l’eau. Elle n’a jamais été directrice artistique? Et alors! Elle n’a plus rien à perdre.  Le secret du bonheur: sauter à pieds joints dans les chausse-trapes du destin. »

  • Mon avis:

15ème de ma liste de 30.

De cet auteur, j’ai lu l’année dernière « la vie commence à 20h10« . Ce n’est pas un livre qui est resté dans les annales de mes lectures préférées mais j’ai passé un très bon moment à le lire.

J’étais donc assez curieuse de découvrir la vie de Sophie Lechat. La suite en quelque sorte du premier puisque l’on retrouve peu ou prou les mêmes protagonistes. Si au début, j’ai rapidement été « en colère » (petite) contre le dévouement de Sophie frôlant la soumission, j’ai beaucoup apprécié le développement de l’histoire ou plutôt des histoires. Sans trop dévoiler l’intrigue, on suit en parallèle la vie de Sophie, de Mélanie et de Julien dont les histoires convergent en une de façon assez subtile et on se prend au jeu des rebondissements. On a envie à chaque page de déjà connaitre la suivante et l’on se retrouve finalement à la dernière et 664ème page.

Contrairement au premier opus, ce livre est vraiment très bien construit et la fin pas si attendue que ça ! en tout cas, elle m’ a surprise. Et comme j’aime, ce livre aborde en toile de fond des sujets qui me tiennent à coeur: la loyauté dans les sentiments et dans les interactions entre personnes, l’estime de soi: est-il préférable d’évoluer dans sa vie en suivant ce que les autres ont décidé pour nous ou de suivre la voie que l’on s’est soi-même fixé quite à faire des sacrifices? Plus simplement, le bonheur permet-il l’affirmation de soi et ou est-ce l’inverse? Finalement c’est Julien qui amènera un début de réponse en citant la philosophie des Stoïques par la voir d’Epictète:  » Ce n’est pas par la satisfaction du désir que s’obtient la liberté, mais par la destruction du désir? » C’est un point de vue intéressant sur lequel j’éviterai aujourd’hui de disserter car cela risque d’être long.

L’estime de soi, clé de voute de ce roman est approchée différemment selon les protagonistes. On suit l’arrivée pas simple dans la vie adulte de Julien et de Mélanie à travers leurs histoires mais je me suis sentie davantage proche de Sophie ( c’est mon 2ème prénom, normal ) par son questionnement sur l’accomplissement de ses propres désirs et la recherche d’une nouvelle voie pour parvenir enfin à s’affirmer. En s’absolvant malgré elle de l’attachement qu’elle a pour Marc, elle prend conscience de sa propre volonté. On suit ses tâtonnements et son introspection. On a envie qu’elle y arrive. On a envie de lui « souhaiter tout le bonheur du monde! »

En bref, j’ai aimé parcourir chaque page. Difficile d’en dire plus car ce serait dévoiler l’intrigue du livre mais l’histoire matrioschka se laisse lire aisément et on passe un moment très agréable, jusqu’à la dernière page.

Une citation:

« Comment faire la différence entre les espoirs qui font franchir des montagnes et les espoirs qui enferment dans le passé? Les espoirs légitimes, et les espoirs sans espoir? Sans doute que, dans la vie comme au poker, pour savoir il faut payer. »

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Le bonheur commence maintenant
Thomas Raphael
Editions J’ai lu
664 pages

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