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  • 4ème de couverture : 
  » Au lycée Anna était grosse, laide et terriblement mal dans sa peau. A trente ans, l’époque où elle était le souffre-douleur de son bahut, et de James en particulier, lui semble déjà loin: elle est belle, elle a un boulot de rêve, et la vie lui sourit. Mais le destin nous réserve parfois d’étranges surprises, et l’homme qui lui a infligé la pire humiliation de sa vie refait surface.
Contre toute attente, James est devenu prévenant, drôle, spirituel… et il n’est pas insensible au charme de la ravissante jeune femme avec laquelle il organise une exposition. Il n’a pas reconnu en elle celle dont tout le monde se moquait il y a dix ans plus tôt. 
Profondément troublée par ces retrouvailles inattendues, Anna est prête à tout pour ne pas retomber amoureuse de son amour de jeunesse. « 
° ° °
Comme si c’était toi.
Mhairi McFarlane
Editions Milady
538 pages

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  • Mon avis : 

17ème de ma liste de 30.

Comment s’aimer à 30 ans lorsque l’on n’a jamais appris à le faire en étant adolescente, cette période tellement charnière dans l’accomplissement de soi et qui définit la personne que l’on devient adulte.

C’est la question qu’Auréliana Alessi a du faire tourner maintes fois dans sa tête, victime du harcèlement moral d’une poignée de benêts de son lycée. Peut-on se relever de toute la souffrance endurée lorsque l’on devient malgré soi la bête noire et donc le souffre douleur de ses camarades parce que l’on est jugée différent ? Et comment endurer ces brimades si l’on n’est pas mentalement fort à affronter les uns et les autres.

Tel est le quotidien d’Auréliana pendant le lycée. Grosse malgré « un beau visage », son sourire est barré par un rail métallique qui recouvre ses dents. Jugée différente, elle s’attire les railleries et perfidies de certains camarades qui voient en elle le monstre à dénigrer. Les brimades et les coups vont perdurer et aller crescendo jusqu’à la soirée sanctionnant la fin du lycée, au cours de laquelle elle subit la pire honte de sa vie: Se faire ridiculiser en public par le garçon qu’elle aime secrètement  depuis des années.

L’histoire commence par le chemin de croix d’Auréliana jusqu’à cette dernière humiliation. Puis la voici adulte et la chenille s’est transformée en papillon. Elle a un job d’enseignante qu’elle adore, des amis supers sympa et une famille dont elle est assez proche qui la soutiennent car certains  connaissent son passé (partiellement ou totalement).Le traumatisme de cette période chez la jeune femme est si profond qu’elle va jusqu’à nier son prénom Auréliana, devenu Anna. Elle n’est pas sûre d’elle et collectionne les rendez-vous foireux de sites de rencontre sans jamais trouver le bon.

Par deux (mauvais) coups du sort, Anna se retrouve face à ses détracteurs du lycée, qui ne la reconnaissent pas. Il faut dire que la silhouette transformée de la demoiselle en fait un canon de beauté digne d’une page de magazine mode. Le pire est qu’elle va devoir travailler avec James Fraser, l’un d’entre eux, son amour de jeunesse secret et à la fois le « pire connard » qu’elle n’ait jamais rencontrée, auteur de cette misérable honte du lycée. S’il ne la reconnait pas, Aureliana, elle, sait ce qu’il lui a fait endurer et les conséquences désastreuses de cette « plaisanterie ».

Leur relation ne part pas sous les bons auspices. Pourtant elle découvre un homme toujours aussi beau, avenant, drôle, et pas forcément si sur de lui. Cette relation professionnelle va évoluer jusqu’à ce qu’elle en tombe amoureuse. Malgré elle.

Les péripéties des uns et des autres et les interactions entre les différents protagonistes sont assez drôles. Anna et moi avons beaucoup de points communs (noooooooooooooooooooon… je ne vous dirai pas lesquels… sous peine de devoir, ensuite, vous couper la langue et les mains, pour ne rien dévoiler!).

Sous couvert d’une belle histoire d’amour que l’on devine aisément, j’ai particulièrement aimé les thèmes sous-jacents traités par l’histoire du livre qui en font un réel coup de cœur. Le traitement du harcèlement moral à l’école est un sujet d’actualité compte tenu de la détresse ressentie par les victimes et le livre décrit bien ce  mal-être de celui qui subit.

L’autre thème porte sur celui de l’apparence et pointe du doigt ceux qui veulent paraitre plutôt qu’être. Et l’on se rend compte que les artifices d’une vie superficielle ne peuvent que rendre malheureux. En conclusion : « Être soi et assumer ses choix est le début de l’acceptation de soi et du regard bienveillant des autres à son encontre. »

De plus, ce livre est parsemé de petits clins d’œil, de références qui m’ont fait sourire et apprécié d’autant cette histoire. On passe de Mr Darcy, à Glee et… un grand écart avec les Avengers. Ce livre est bien écrit la plume de l’auteure met en scène aussi passionnément les 2 protagonistes que les personnages secondaires. Un vrai coup de cœur, je vous dis !

  • Une citation du livre :   » James s’assit dans le fauteuil. Il n’était pas question qu’il partage le canapé avec elle après l’épisode de la bite à l’air. Bon sang, il espérait avoir contracté ses abdominaux. Il n’avait plus vingt-deux ans. Et même s’il savait n’avoir aucun souci à se faire de ce coté-là, il espérait qu’Anna n’avait pas un ex doté d’un concombre de mer « 

concombre concombre de mer

PS: Après que ce que je viens de dire du livre, cette citation n’est pas pas forcément évocatrice du contenu. Mais elle représente pour moi un clin d’œil manifeste à deux copines ultratop avec lesquelles nous avions passé près d’une heure au bureau à échanger sur le concombre de mer (moins connue sous l’appellation d’holothurie).

Audrey et Laeti, petite pensée pour vous !

Et vous ? L’avez-vous lu ? 

Et qu’en avez-vous pensé » ?