« Cinq jours » de Douglas Kennedy: Verdict.

Je viens de terminer ce livre que j’ai littéralement dévoré en l’espace de 2 jours. Frénésie littéraire. Pourvu que cela dure.

J’ai aimé l’écriture.

Cette approche de la relation humaine, les fêlures de l’homme et tout ce qu’il a de plus cher, sa fierté, sont autant d’éléments qui font de ce livre, un beau livre . Le décryptage des sentiments humains, sans détour m’a plu.

Il ne s’agit pas d’un énième livre parlant de la rencontre de deux êtres…ni d’une vaine histoire d’amour d’ailleurs. Ce qui ressort de cette lecture apparait davantage comme un plaidoyer pour la liberté, la liberté de choix, la possibilité pour chaque être de choisir sa voix et d’avancer sur son chemin de vie en acceptant uniquement les décisions qu’il a prises et leurs aléas. Ce livre examine de façon voulue exhaustive les choix de l’être, la torpeur dans laquelle toute personne peut se laisser entrainer afin de ne pas décevoir l’autre, qu’il soit son conjoint, son parent, son ami.

Ce livre rend compte du fait que bien souvent nos choix ne le sont pas vraiment car ils sont dictés par ceux qui nous entourent et par les aléas de la vie. On n’est pas heureux dans sa vie si on laisse les autres décider pour nous.

L’auteur semble insister sur le fait que l’être humain peut se complaire dans une vie qui ne lui convient pas par peur du changement. Rien n’est plus difficile  que la routine et l’indifférence de celui qui partage votre vie pendant tant d’années et qui vous apparait comme un parfait inconnu au fil du temps. Aucun n’est heureux mais personne ne veut changer cette routine, pour différents motifs qui leur sont propres.

C.H.A.N.G.E.R.

Ce mot devient le leitmotiv de l’héroïne avec toutes les conséquences que ce choix peut engendrer. Plusieurs changements vont s’opérer dans sa vie mais au final, ce qu’on découvre c’est que si quelqu’un ne veut pas changer, il peut s’enterrer dans une relation qui ne convient à aucun des deux, quitte à paraitre comme un inconnu aux yeux de l’autre.

La beauté de ces quelques 300 pages se résume par ce cours extrait du livre:

(…) « l’absurdité de l’existence, de la manière dont les gens avancent dans la vie en faisant le contraire de ce qu’ils désiraient et en se demandant pourquoi ils ont l’impression d’avoir échoué (…) le message c’est qu’il n’y a pas de solution à la condition humaine, juste une pagaille épouvantable (…)  Il n’y a pas de solution…. mais on attend tous des réponses (…) »

 

4 commentaires sur “« Cinq jours » de Douglas Kennedy: Verdict.

Ajouter un commentaire

  1. Je n’ai pas encore lu celui-ci mais j’adore cet auteur ! Je te conseille La poursuite du bonheur si tu ne l’as pas déjà lu !

    J'aime

Laissez-moi un commentaire (ou plusieurs) si mon article vous a plu ;)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :